<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312</id><updated>2011-04-21T23:55:14.523+02:00</updated><title type='text'>Verliebt in Berlin</title><subtitle type='html'>Mein Auslandsjahr in Berlin</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>16</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-117559785819248201</id><published>2007-04-03T12:37:00.000+02:00</published><updated>2007-04-03T12:57:38.206+02:00</updated><title type='text'>Acte 3, scène 2: dire non à l'hiver</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce blog tombait en ruines, décidément. Trop fainéant pour tenir la plume régulièrement, et pourtant il y avait tant de choses à écrire! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors alors, dernier message en date : fin janvier! Que s'est-il passé depuis? Tout d'abord, avant d'aborder l'irruption brutale du printemps, il fallait dire non à l'hiver. Mon ami Schams voulait nous rallier au réchauffement climatique sur Facebook, vous savez, une de ces communautés en ligne qui prolifèrent sur la Toile et qui n'exigent qu'une chose de vous : toujours plus de transparence, car même en remplissant votre profil prudemment vous finissez par laisser fuire quelques informations que certains n'auraient jamais osé vous demander en personne. Non à l'hiver! Jamais Berlin n'a eu des températures aussi douces pour les mois de janvier, février - mars? Je n'étais pas là. 10°C pendant deux mois, ou presque. Et dire que l'an dernier, nous avions plebiscité l'hiver, il y avait eu -20°C à Berlin et un peu de neige à Paris. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le mois de février avait déjà des airs de fin de semestre; même si, administrativement parlant, le Wintersemester a touché à sa fin samedi dernier. C'est l'une des spécificités du système éducatif allemand dans l'enseignement supérieur : imposer une longue pause de 6 à 8 semaines entre le semestre d'hiver et le semestre d'été. C'est pratique à certains égards : vous disposez de beaucoup de temps pour rédiger vos mémoires qui parsèment vos études de science politique - l'approche scientifique/scientifisante qui se traduit par moult recherches et force notes de bas de pages et autres annotations en tous genres pour justifier chaque détail dans votre mémoire de 20 pages.  C'est également pratique si vous désirez faire un stage - mais est-ce si pratique quand on sait que les recruteurs sont plus intéressés par des stagiaires qui restent au moins 3 mois chez eux pour toucher le retour sur l'investissement que représente leur formation sur le terrain? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toujours est-il que cette césure à la fin de l'hiver m'a été plus que profitable. Je me suis embarqué avec quelques étudiants qui ont pour point commun d'apprendre le russe pour Moscou et l'Université d'Etat du nom de Lomonossov. Le MGU, je peux vous assurer que c'est quelque chose : l'un des sept gratte-ciels staliniens, en semi-décrépitude, imposant et sinistre. Une flèche orne l'ensemble, coiffée de son étoile socialiste, sans oublier les éternels marteau et faucille. Une telle démonstration de pouvoir et d'autorité par l'architecture ne pouvait laisser échapper qu'un seul message : le MGU est l'une des meilleures universités du pays. En Russie il faut regarder au-delà des façades plus qu'ailleurs, et faire abstraction du mauvais état de l'intérieur. En réalité il faut faire une belle abstraction et y mêler une part de relativisme pour mieux comprendre la Russie, mais ça, c'est pas dans la scène de l'Acte 3 &lt;em&gt;Die Russen kommen&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-117559785819248201?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/117559785819248201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=117559785819248201' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/117559785819248201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/117559785819248201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2007/04/acte-3-scne-2-dire-non-lhiver.html' title='Acte 3, scène 2: dire non à l&apos;hiver'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116967486233802263</id><published>2007-01-24T21:31:00.000+01:00</published><updated>2007-01-24T22:43:15.926+01:00</updated><title type='text'>Acte 3 : entrent les Russes</title><content type='html'>Même si elle n'est ni tragique, ni comique, ni tragi-comique ou même si elle n'a rien d'un drame, mon année à Berlin pourrait bien être divisée en actes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ier acte, ou "prologue", correspondrait alors à l'exposition de la trame : Maxime à Berlin pour un an - mais que va-t-il lui arriver? Les premiers protagonistes sont présentés : étudiants ERASMUS scandinaves, danois et autres. Le IIe acte correspondrait au semestre d'hiver, du début des cours à la fin février. Nouveaux protagonistes, la trame n'avance guère - pas d'intrigue amoureuse ou de mariage forcé, pas de complot sinistre. Quelques kilomètres de dance floor plus loin, les cours, la vie de basketteur en Landesliga, la teuf. La routine est fixée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis vient le IIIe acte. Non, nous ne sommes encore qu'au second, mais les dernières scènes arrivent. Avec de nouveaux protagonistes : les Russes arrivent! Ou je viens vers les Russes. Je devrais dire "russophones" : la première rencontre avec une personne russophone remonte en novembre, quand je devais faire un exposé avec une "Germano-kazakh" (une Allemande née au Kazakhstan, dont les parents ont pu justifier d'origines allemandes pour émigrer - les fameux "Aussiedler"). Depuis peu, j'ai appris qu'un des joueurs de l'équipe de basket où je joue, City Basket Berlin, est un immigré russe (en s'appelant Andreï il ne pouvait qu'éveiller mes soupçons). Cette semaine, je planche sur un exposé avec une Russe, Svetlana. Bredouiller quelques mots de russe a été comme un sésame : depuis, elle m'a promis de me donner des conseils avant mon départ pour Moscou dans un mois. Et je suis actuellement en train de me mettre à un quatrième tandem avec une autre Russe. Et une amie française me propose un autre tandem franco-russe! Haha, &lt;em&gt;die Russen kommen&lt;/em&gt; nach Berlin, mais contrairement à 45, ce ne sont pas des émissaires du Diable, mais des envoyés de la Providence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trève de piété, interpréter le cours des choses comme relevant d'une nécessité peut brouiller les pistes. C'est pourtant séduisant...Une manifestation providentielle visant à réveiller ma curiosité et mon envie d'apprendre le russe! Ou alors : simple coïncidence, simple coup de bol?&lt;br /&gt;Il est parfois bon de se laisser griser par le charme d'une destinée...L'acte II touche bientôt à sa fin!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116967486233802263?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116967486233802263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116967486233802263' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116967486233802263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116967486233802263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2007/01/acte-3-entrent-les-russes.html' title='Acte 3 : entrent les Russes'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116900137753619659</id><published>2007-01-17T03:04:00.000+01:00</published><updated>2007-01-18T17:31:24.240+01:00</updated><title type='text'>Rutsch ins Neujahr</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hallo chers lecteurs, &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deux mois sans avoir posté. On aurait pu me croire en vacances. C'était plutôt par manque d'inspiration, par négligence, parce que je ne voulais pas m'enfermer dans la publication de mon blog entièrement en français. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis le dernier article j'ai essayé d'échapper aux dangers du ghetto Erasmus. Il y a les étudiants internationaux et les autres, les locaux peu curieux de rencontrer des gens qui ne parlent pas très bien leur langue. En axant plus mon séjour sur l'apprentissage de l'allemand, j'espère pouvoir m'en sortir un jour, nouer des contacts durables avec Berlin. J'y ai travaillé, et en l'espace de deux mois la situation s'est nettement amélioré, même s'il faut encore faire preuve de persévérance, et surtout, de curiosité. &lt;strong&gt;A l'étranger, on apprend vraiment à aller vers leurs autres, parce que plus que jamais on a besoin d'eux&lt;/strong&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que s'est-il passé depuis fin novembre? Tellement de choses! Le mois de décembre a été rythmé par la publication de mon premier travail évalué, soldé par un 2.0, un bon "B" (very good, même si l'inflation de bonnes notes se fait plus sentir à la FU qu'à Sciences Po). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a eu aussi &lt;strong&gt;ma première sortie hors de Berlin : une excursion le temps d'un week-end à Munich&lt;/strong&gt;. Munich est une très belle ville, ses universités comptent parmi les meilleures du pays, et ce encore plus depuis qu'elles ont remporté le concours de 2006 visant à promouvoir l'excellence des universités allemands à renforts de subventions allouées à la recherche. Les universités aux pôles scientifiques axés sur les "sciences dures" ont plus facilement remporté le pactole que les universités dont la renommée repose sur les sciences humaines, nécessairement moins gourmandes en fonds - le papier des publications coûte moins cher que les expériences à mener en labo. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Munich, capitale du Freistaat Bayern, où on boit goulûment des litres de bière dans des brasseries on ne peut plus simples et &lt;em&gt;gemütlich. &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Le terme allemande de "Gemütlichkeit", autrement dit la convivialité, va bien à la ville de Munich. Mais ça s'arrête là&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Pour une année ERASMUS, Berlin tient toujours le haut du pavé&lt;/strong&gt; et en rentrant chez moi la devise "Verliebt in Berlin" a pris une teneur encore plus haute. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus tard en décembre, &lt;strong&gt;j'ai fêté par hasard les 20 ans du programme ERASMUS chez moi&lt;/strong&gt; en donnant une petite réception. Alors que j'attendais des Allemands, &lt;strong&gt;ne sont venus que des Français et des Danois (ah oui, et un Norvégien)&lt;/strong&gt;, fidèles compagnons de soirée très très arrosées au Schnaps danois dégueu. &lt;strong&gt;Ce soir-là, la réalité du ghetto ERASMUS avait repris le dessus&lt;/strong&gt;. Mais entre-temps, j'ai noué contact avec Moritz, un ingénieur de la TU Berlin qui veut faire un double-diplôme avec l'ESCP. J'ai continué mes autres tandems, mon russe s'en porte un peu mieux, mais il se portera bien mieux quand &lt;strong&gt;j'irai passer UN MOIS A MOSCOU en mars prochain, lors des congés inter-semestre!&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La fin de décembre a été marquée par un formidable voyage en Afrique australe, en Afrique du Sud et en Namibie&lt;/strong&gt; plus précisément. Là-bas, &lt;strong&gt;j'ai même pu parler allemand dans le désert du Namib avec des descendants de colons allemands&lt;/strong&gt; (la Namibie était une colonie du temps du Reich wilhelmien, confiée à l'Afrique du Sud comme mandat SND après 1918. Puis vint l'apartheid, moins implanté qu'en Afrique du Sud. Aujourd'hui, la Namibie reste un grand pays peu densément peuplé, atteint par le SIDA et marqué par de flagrantes inégalités de richesse)!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après un réveillon très calme, &lt;strong&gt;je suis rentré directement à Berlin après un long périple d'aéroport, de correspondance en correspondance&lt;/strong&gt;. Le séjour était le parfait compromis que je recherchais : un rare dépaysement loin de la France, de Berlin. Je n'ai passé que quelques heures en transit à CDG, donc &lt;strong&gt;pas de retour par la case "France".&lt;/strong&gt; Je voulais passer un an à Berlin, non de nom! 19 ans en France suffisent...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L'année a repris avec sa routine étudiante, les sorties en boîte le week-end&lt;/strong&gt;. A ce propos, &lt;strong&gt;2007 marque la découverte des boîtes qui n'acceptent que les gens inscrits sur une liste VIP&lt;/strong&gt;. C'est ainsi que j'ai pu découvrir le Berlin Bar, près du quartier de Hackescher Markt, lequel est encore plus branché et chic que celui de Prenzlauer Berg où j'habite. &lt;strong&gt;Les meilleurs DJs de Berlin, reconnus internationalement, s'y produisent régulièrement&lt;/strong&gt;. J'ai pu savourer &lt;strong&gt;l'esthétique des sorties clubbing&lt;/strong&gt; : bonne musique électronique qui vous secoue, décoration aux lignes épurées, illusions des stroboscopes et nanas vraiment canons tous les deux mètres (on regarde, mais on ne touche pas!). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai la flemme de perdre mon temps à poster mes photos peu réussies de Munich et de Namibie. Pour ceux qui y sont, certains sont en ligne sur le Facebook. Ah, les merveilles des communautés en ligne! J'ai découvert &lt;strong&gt;l'équivalent allemand du Facebook&lt;/strong&gt;, cet annuaire vertigineux dont je vous avais parlé il y a quelques temps déjà. Le &lt;strong&gt;StudiVZ&lt;/strong&gt; en est la copie conforme, avec des fonctionnalités en moins. &lt;strong&gt;Peut-être que le StudiVerZeichnis me permettra de sortir de l'anonymat de la Freie Universität et de l'impossibilité d'y nouer des contacts&lt;/strong&gt;. J'y travaille, et suis actuellement en "pourparlers" avec une Russe étudiante à Berlin. Si je peux entrer dans la communauté russophone, ce serait parfait pour en apprendre beaucoup sur la Russie et les Russes...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De retour de ma première (et espérons pas la dernière) virée au Berlin Bar, il faut se remettre dans le train-train étudiant qui s'accélère à mesure qu'approchent les dernières échéances du semestre. &lt;strong&gt;Après tout, il ne me reste que six semaines avant les examens et mon départ pour Moscou. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mieux vaut tard que jamais, je vous souhaite tout plein de bonnes choses pour 2007, qui sera un bon cru si on décide de proclamer cette prophétie qui, espérons-le, s'auto-réalisera. Le mot d'ordre, plus que jamais, plus que pour cette fin d'année 2006, reste l'inusable carpe diem. Que cette année soit riches en expériences hors de la classe. C'est la raison d'être du fabuleux programme ERASMUS, cette chance que nous offre l'Union européenne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le rêve européen se caractérise déjà par cette mobilité dont on nous fait cadeau. A nous d'en tirer le meilleur! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116900137753619659?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116900137753619659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116900137753619659' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116900137753619659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116900137753619659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2007/01/rutsch-ins-neujahr.html' title='Rutsch ins Neujahr'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116398310859570838</id><published>2006-11-20T01:29:00.000+01:00</published><updated>2006-11-20T02:08:38.593+01:00</updated><title type='text'>De la difficulté de l'immersion</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;On fait ses valises avant de partir un an à l'étranger avec en tête l'idée qu'un an permettra d'importants progrès linguistiques&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Mais ce progrès tant attendu en allemand n'est pas proportionnel à la durée du séjour&lt;/strong&gt;. Bien au contraire : plus on reste longtemps dans un pays étranger, plus on se ménage des pauses dans l'immersion, et plus on s'expose à la tendance inverse - rester à l'écart de la langue allemande en succombant à la tentation de parler allemand le moins possible. Est-ce à croire que mon désir d'immersion s'est altéré avec le temps? Pas tellement. Mais alors qu'il est facile de s'immerger complètement lors d'un séjour de courte ou de moyenne durée en coupant les ponts avec la France, avec ses amis qui parlent français, avec les médias français, un séjour programmé d'un an, avec ses échéances peu définies, laisse émerger la tentation de se ménager un équilibre. On ne veut pas oublier complètement qui on est, quelle langue on parle. Et on ne peut pas se le permettre : en tant qu'expatrié, on représente son pays d'origine dans son pays d'accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait que &lt;strong&gt;mon désir proclamé d'oublier la France a été de fait modéré&lt;/strong&gt;. Tout d'abord parce que mes amis proches ne sont pas à mes côtés et que je recontre certaines difficultés à me faire des amis allemands. Dans cette situation provisoire qui commence à durer, l'Internet et le téléphone me permettent de garder les liens avec la France, mes amis également expatriés. L'efficacité de ces médias garantit une correspondance sans faille avec eux. La tentation devient grande de se replier sur son cercle déjà construit. Il faut dire qu'il est tellement difficile de s'en constituer un nouveau, d'élargir vers l'Allemagne ce cercle de connaissances. Bien que la Freie Universität soit conçue sur le modèle d'un campus, il n'y a aucune vie estudiantine entre Dahlem Dorf et Thielplatz, le bâtiment principal de la Rost- et Silberlaube et l'Institut de Science Politique. Les étudiants viennent et vont, lisent leur journal avant les cours et disparaissent aussitôt les cours terminés. Les associations et cercles étudiants doivent se compter avec les cinq doigts de ma main gauche. Tous ont une vie sociale, leur tissu de relations en dehors des cours, et si vous n'en avez pas à Berlin, comment faites-vous? C'est une grande question qui m'anime en ce moment. Bien sûr, les 6 semaines de Vorkus qui ont servi de prélude à ma vie d'étudiant à Berlin m'ont permis de rencontrer des étudiants ERASMUS et de partager ma condition d'étudiant étranger. Malheureusement, tous ceux de mon petit groupe n'étudient pas la science politique ou n'ont pas pris les mêmes cours que moi. &lt;strong&gt;Mon souhait de prendre les cours qui me plaisent m'a conduit à un certain isolement&lt;/strong&gt;. Bien sûr, ce constat existait déjà à Sciences Po, mais la petite taille de l'Institut d'Etudes politiques me permettait de croiser les mêmes personnes. De plus, j'avais déjà un cercle d'amis à mon arrivée à Sciences Po, notamment par l'année passée en prépa, où je me suis fait de très bons amis - la galère rapproche. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans une grande ville comme Berlin et sur un campus aussi anonyme, l'effet s'est intensifié. En plus, j'habite dans un quartier certes sympa, mais très éloigné de l'université. Heureusement, la plupart des étudiants sont dans ce cas-là. L'impression générale ne bouge pas d'un iota cependant. Loin de la réalité la solitude totale, mais à ne pas vivre en colocation, il peut m'arriver de passer des journées entièrement seul. Mes bonnes connaissances se comptent sur les doigts de ma main droite. Jakob, clubbeur danois, reste mon principal ami sur place. Il m'invite à ses soirées, parce qu'il fréquente de son côté beaucoup de Danois. Est-il moins seul que moi en définitive? Pas beaucoup moins. Avec le programme ERASMUS s'est constituée une catégorie d'étudiants, les étudiants étrangers, qui ne sont pas toujours mêlés aux étudiants allemands. &lt;strong&gt;On peut même parler de "ghetto ERASMUS" : des étudiants aux compétences linguistiques restreintes se retrouvent ensemble dans le même bateau. Passer un an à l'étranger, avec pour idéal de prendre un peu racine ici&lt;/strong&gt;. Mais comme je l'ai décrit un peu, c'est difficile. Les tandems restent un canal pour faire des rencontres, les soirées aussi. Face à cette difficulté, le confort de pouvoir tout dire dans sa langue maternelle offre cette terrible tentation de rester dans le ghetto : les Français résistent difficilement à cette envie de rester entre eux, c'est tellement plus simple et plus plaisant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Je veux éviter l'ambiance expat' et la fréquentation assidue des Français, mais entre temps je n'ai pas de groupe "allemand" auquel me rattacher. Tiraillé entre mon souhait de m'immerger drastiquement dans la langue allemande, de vivre comme un Allemand à Berlin, et ce risque de ghettoïsation ERASMUS, je suis assez seul&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Et quand je pense que je suis ici depuis 10 semaines, je commence à me demander si je finirais par résoudre ce dilemme&lt;/strong&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Patience est peut-être le maître-mot. Persévérance en est un autre&lt;/strong&gt; : il faut prouver aux Allemands que je suis plus curieux que la plupart des étudiants du ghetto, que je partage les mêmes références, les mêmes centres d'intérêt. Il faut aller vers les "locaux", car ils ne viendront pas vers vous. A l'échelle d'un an, ceci s'annonce comme un combat de longue haleine. Le premier round n'est pas glorieux, mais mes futures retrouvailles avec mes partenaires de tandems me permettront peut-être de renverser la vapeur - quand ils n'ajournent pas les rendez-vous ou ne me rappellent pas. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon amour et ma fascination pour Berlin n'ont pas pris une ride. Mais ils pourraient bientôt prendre un coup de vieux si rien ne change. Et moi un coup de blues. Car &lt;strong&gt;aimer une ville pour son histoire, son ambiance, ses lieux, ce n'est qu'un amour incomplet. Il faut aussi se lier d'amitié avec les gens qui y vivent&lt;/strong&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116398310859570838?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116398310859570838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116398310859570838' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116398310859570838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116398310859570838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/11/de-la-difficult-de-limmersion.html' title='De la difficulté de l&apos;immersion'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116371933088425309</id><published>2006-11-16T23:36:00.000+01:00</published><updated>2006-11-21T17:01:05.456+01:00</updated><title type='text'>Lernveranstaltungen</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En allemand, un cours peut se dire "&lt;em&gt;Unterricht&lt;/em&gt;" au lycée, "&lt;em&gt;Kurs&lt;/em&gt;" à la fac, ou, plus officiellement, "&lt;em&gt;Lernveranstaltung&lt;/em&gt;". La langue allemande est précise au point que là où on se contenterait de parler d'un cours, les Allemands parlent de "manifestation, organisation" ("-&lt;em&gt;Veranstaltung&lt;/em&gt;") à caractère éducatif ("Lern-", de "lernen", apprendre). Pourquoi un mot composé, plus difficile à lire pour le lecteur peu familiarisé avec l'allemand, tandis que chez nous un mot suffit? Les Allemands et leur manie si singulière de former des mots composés...imaginez un peu le Français trébuchant sur un mot aussi long et aussi dur à prononcer quand on n'est pas habitué aux langues rudes que sont les langues germaniques (anglais mis à part, quoique, l'anglais pose des problèmes similaires avec des mots plus courts!). Enfin voilà, je suis tout de même venu à la Freie Universität pour assister - et éventuellement participer le plus activement possible - à des Lernveranstaltungen. Les Lernveranstaltungen ont moins à avoir avec les Unterrichten du Gymnasium, où le rapport d'enseignant à élève se voudrait plus hierarchisé, quoique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Après un mois de cours j'ai enfin mon emploi du temps définif&lt;/strong&gt;. Conformément aux règles s'applicant aux étudiants Erasmus, je dois composer des modules regroupant chacun deux cours, quelle que soit leur forme. Chaque module me rapporte 10 crédits ECTS. En théorie, il me faut 6 cours de science politique, que ce soient des Vorlesungen, notre bon cours magistral, des Seminare, TDs ou conférences de méthodes si vous préférez le jargon Sciences Po. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sciences Po m'accorde le droit de prendre des cours dans d'autres facultés et instituts de la Freie Universität, la Freie Universität même exige que je prenne 20 de mes 30 crédits en science politique. Reste donc 10 crédits pour des cours de langues, reconnus par la Freie comme par Sciences Po. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le top du top, c'est que j'ai le droit de combiner n'importe quels cours ensemble pour constituer un module, que ces cours s'adressent à des étudiants de bachelor (licence) ou master. &lt;strong&gt;J'ai donc choisi mes cours selon mes envies du moment, mes éventuelles projections dans un avenir à moyen terme&lt;/strong&gt;. En tout cas, l'occasion était donnée de satisfaire ma curiosité intellectuelle. Ma soif de savoir est assouvie, je dois le dire! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le lundi&lt;/strong&gt;, je commence &lt;strong&gt;à 12 heures&lt;/strong&gt; par &lt;strong&gt;2 heures de Russe avec Mr Edward&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Klimczak&lt;/strong&gt;, un polonais plus que polyglotte qui raffole les comparaisons grammaticales et lexicales entre le russe, le polonais qu'il enseigne et qui est parlé par quelques-uns de mes camarades, l'italien pour la même seconde raison, et le français (ô qu'il s'est réjoui de pouvoir compter un frenchy dans son séminaire!). Ajoutez à cela une propension à faire le pitre pour qu'on comprenne bien les phrases qu'il mitraille en russe plusieurs fois. En effet, l'enseignement des langues en Allemagne se veut plus axé sur l'oral, plus pragmatique. Ce n'est pas demain la veille que je découvrirai Tolstoï, Dostoïevski et les autres amis du panthéon littéraire russe en version originale. Pour entériner la doctrine, Edward Klimczak, ou "Edward 1er" (son délire mégalo-russophone), a un slogan : "&lt;strong&gt;Sprache ist Fertigkeit&lt;/strong&gt;". &lt;strong&gt;La langue est une compétence, un savoir vivant, dont l'apprentissage sous-tend donc un lavage de cerveau à grands renforts de répétitions&lt;/strong&gt;. Le prof répète une phrase cinq fois, puis chacun doit la répéter deux-trois fois à son tour. J'ai la chance de devoir répéter plusieurs fois, mais ce n'est pas un luxe : alors que l'an dernier la prononciation russe me semblait plus abordable que l'allemand, la tendance s'est désormais inversée. Et être Français n'aide décidément pas à apprendre les langues étrangères (sous réserve de se trouver une Allemande dont la francophilie ne se réduirait pas à une simple politesse). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;S'ensuit &lt;strong&gt;à 16 heures&lt;/strong&gt; un séminaire intitulé "&lt;strong&gt;Energie und Sicherheit im 21 Jahrhundert&lt;/strong&gt;". Le "au 21e siècle" est un peu pompeux, mais le cours attire du monde. Les enjeux énergétiques et sécuritaires qui leurs sont liés sont en vogue et la fac compte un bon nombre de russophones et russophiles. Le cours est animé par le &lt;strong&gt;Dr. Andreas Goldthau&lt;/strong&gt;, le pendant académique du jeune cadre dynamique qui a tellement fait de choses qu'on se demande comment c'est possible. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Fin de journée à 18 heures&lt;/strong&gt;, mais dois-je mentionner les deux heures de métro que je me tape par jour entre mon chez-moi à Prenzlauer Berg et la fac paumée dans la verdure et le calme bourgeois de Dahlem, au Sud-Ouest de Berlin? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le &lt;strong&gt;mardi&lt;/strong&gt; est libre. Si je veux, je peux m'éclater sur le dance floor un lundi soir! D'autant plus qu'au Roter Salon, à Rosa-Luxemburg-Platz, c'est soirée Drum 'n Bass...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Mercredi&lt;/strong&gt; n'est pas beaucoup plus chargé : re-belote avec un autre séminaire du &lt;strong&gt;Dr Goldthau, "Transition in Russland und China im Vergleich&lt;/strong&gt;". Ou comment utiliser la théorie pour expliquer les transformations qu'ont connues ces poids lourds de la scène internationale, et ce dans une optique comparative. J'ai déjà fait un exposé en groupe, cf. un article publié il y a quelques jours. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mercredi soir, premier de mes deux-trois rendez-vous sur les parquets. J'ai intégré l'équipe de City Basket Berlin. Non mais, mens sana in corpore sano, mais si la fête reste au menu. C'est d'ailleurs en allant en boîte jusqu'à pas d'heures, en sacrifiant déraisonnablement mes heures de sommeil que mon shoot se porte le mieux. Swish. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Jeudi&lt;/strong&gt; est corsé. Déjà parce que je rentre exténué de mon entraînement la veille tant et si bien que j'ai du mal à trouver le sommeil, et aussi, et surtout, parce que je dois me lever à une heure &lt;em&gt;normale, &lt;/em&gt;à 7 heures, pour me rendre à la fac pour &lt;strong&gt;8 heures et demie&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Deutsch als Fremdsprache&lt;/strong&gt; en état de semi-somnolence, vive le café lors de la pause de 10 heures. "&lt;strong&gt;Wissenschaftlich Schreiben und Präsentieren&lt;/strong&gt;" : s'il fallait prendre un cours d'allemand, c'était bien pour découvrir les pratiques linguistiques dans un cadre bien académique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ensuite, &lt;strong&gt;à 12 heures, re-russe jusqu'à 14 heures&lt;/strong&gt;. A la FU, le fun en russe est double. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;16 heures&lt;/strong&gt; : enfin je suis fixé sur mon avant-dernier cours. J'ai finalement opté pour "&lt;strong&gt;Einführung in die postmoderne Gesellschaftskritik&lt;/strong&gt;", une initiation à la critique de la société postmoderne à l'aide de textes d'auteurs comme Derrida, Foucault, Lyotard, Baudrillard, Hardt &amp; Negri, et je passe ceux que je vais découvrir au fil des semaines. Le tout en allemand bien sûr. Serais-je maso? Mais la curiosité intellectuelle doit-elle avoir des limites? &lt;strong&gt;Le cours est animé par un politique aux origines indiennes et bien de gauche, vu qu'il milite pour ATTAC : Pedram Shahyar&lt;/strong&gt;. Ca se voit à ses fringues, peut-être à sa grande tolérance que certains appelleraient du laxisme. Son cours est passionnant, les élèves suivent, les débats sont nombreux. Un détail m'amusait : on retrouve beaucoup d'étudiants dans leurs premiers semestre, avec leur rage d'exprimer à l'université leurs convictions plus ou moins révolutionnaires. C'est du moins dans ce cours que j'ai vu le plus grand nombre d'étudiants avec des piercings, des dreads, tatouages &amp;amp; cie. Ils doivent peut-être me prendre pour un bourge égaré...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, si, la curiosité intellectuelle insatiable a un prix : avoir cours &lt;strong&gt;le vendredi matin&lt;/strong&gt;. Une soirée de moins sur l'agenda de la semaine, mais un cours intéressant en plus. Du moins je l'espère : la prof est malade depuis trois semaines et les deux premières séances n'étaient qu'introductives et pointaient surtout la méthodologie, très importante en science politique en Allemagne. Ah oui, le cours s'appelle "&lt;strong&gt;Einführung in die Politik Osteuropas&lt;/strong&gt;". Vous aurez remarqué que conformément au diagnostic du pendule du Professeur Tournesol ("beaucoup trop à l'Ouest"), je m'attarde à corriger mon orientation en regardant toujours plus vers l'Est. Quelle coïncidence, &lt;em&gt;s'orienter&lt;/em&gt;, c'est justement regarder vers l'Est, vers l'Orient...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Selon mes envies, je dois me déclarer 2 fois comme simple participant et deux fois comme étudiant actif. Ce qui influe sur la quantité de travail à fournir dans chaque séminaire. Et bien sûr, les cours de langue ont leur lot hebdomadaire de devoirs. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mes articles sont longs, et je vous emmerde. J'aurais pu faire une capture d'écran de mon emploi du temps confectionné sur Excel. Mais un blog de 3A à l'étranger, c'est pas que des photos. Patience, je m'échine à écrire des choses potables!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116371933088425309?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116371933088425309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116371933088425309' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116371933088425309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116371933088425309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/11/lernveranstaltungen.html' title='Lernveranstaltungen'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116353348086596743</id><published>2006-11-14T20:42:00.000+01:00</published><updated>2006-11-14T20:46:20.326+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="bl-lien"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-834306,0.html" target="_blank"&gt;Etudier en Europe : la dynamique Erasmus&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;LE MONDE  14.11.06 &lt;a href="http://www.lemonde.fr" target="_blank"&gt;&lt;img title="Le Monde.fr" height="13" alt="Le Monde.fr" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif" width="67" align="absMiddle" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Voilà un article du Monde qui prend la mesure du phénomène ERASMUS. Quand les bureaucrates bruxellois ont de bonnes idées...L'Europe, c'est pas que la suppression des subventions agricoles!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116353348086596743?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116353348086596743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116353348086596743' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116353348086596743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116353348086596743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/11/etudier-en-europe-la-dynamique-erasmus.html' title=''/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116318096492808970</id><published>2006-11-10T18:12:00.000+01:00</published><updated>2006-11-21T17:07:54.250+01:00</updated><title type='text'>L'âme et l'Université allemandes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Rien de plus banal que ce qui m'est arrivé aujourd'hui, mais j'en tire des conclusions positives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'un des cours que je suis, "Transition in Russland und China im Vergleich", je dois faire un exposé sur la théorie du néo-institutionnalisme, et confronter théorie et empirie en trouvant des applications de cette théorie aux transitions que connaissent la Chine et la Russie. La tâche est ardue, car je dois fonder mon travail sur la lecture de plus d'une centaine de pages mais exposer le tout en vingt minutes. Fort heureusement, vu qu'il y a beaucoup de participants, je ne suis pas tout seul à plancher dessus. Deux Allemandes sont également impliquées. Aujourd'hui avait lieu notre petite réunion pour mieux se répartir les rôles avant la publication de notre exposé sur Powerpoint. J'ai appris beaucoup, sur l'Académie allemande en général, et j'ai pu entrevoir quelques traits caractéristiques de l'âme allemande. D'ailleurs, l'une et l'autre peuvent être liées...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le système académique allemand est fort différent du nôtre, si bien qu'à niveau académique égal je suis bien plus jeune que les Allemands&lt;/strong&gt;. On aurait bien tort de dire que les Allemands sont les rois de la glandouille, même si au collège et au lycée le fait de n'avoir cours que le matin ne l'exclut pas. Le clash peut se résumer à celui de deux concepts : &lt;em&gt;formation&lt;/em&gt;, et &lt;em&gt;Bildung&lt;/em&gt;. En allemand, formation se dit "Ausbildung", ce qui suppose une formation avec un début, et surtout une fin, comme le sous-tend le préfixe "aus". Mais en Allemagne, la formation suivie à l'université a plus à voir avec "Bildung" que "Ausbildung". Pour pousser le délire philologique un peu plus loin, il n'y a pas dans "Bildung" le préfixe "aus", donc la formation est sans fin, ou alors, sans sortie précise. C'est un processus constant, j'ajouterais même très personnel - ce que la morphologie du mot ne dit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'étudiant allemand peut être caractérisé par le cliché de &lt;em&gt;l'éternel étudiant&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. On croise à la fac des trentenaires, des jeunes mamans voire des jeunes papas avec leurs bambins en poussette. Rarement vous verrez cela en France. En effet, un étudiant trop âgé n'aurait aucune chance de trouver du travail. La France n'est pas aussi tolérante que l'Allemagne concernant l'âge d'entrée sur le marché du travail. En revanche, en Allemagne on ne fonctionne pas selon le signal "Grande Ecole", sans pour autant négliger le CV. Puisque qu'il existe à peine des universités d'élites en Allemagne (mais cela pourrait changer à l'avenir, les dirigeants étant conscients du déficit de compétitivité à l'international de leurs chères universités), les recruteurs ne regardent pas que le parcours académique de l'étudiant. Celui-là peu d'ailleurs être interrompu, connaître quelques revirements sans pour autant être mal vu, car le recruteur allemand regarde aussi, sinon surtout, l'expérience professionnel du candidat, ce qu'il fait &lt;em&gt;en dehors&lt;/em&gt; des cours. Bien sûr, en France aussi on regarde cela, mais en Allemagne les stages que l'on fait on beaucoup plus d'incidence sur les chances de décrocher un super job. Il faut en faire plus, tout comme des petits boulots. L'étudiant allemand prend peut-être plus son temps pour finir ses études, et souvent il les commence plus tard aussi (avec l'Abitur à 19 ans, puis le service civil pour les garçons, l'étudiant allemand ne commence à squatter les bancs de la fac qu'à 20 ans - à cet âge-là, j'aurai atteint le niveau bac +3...). Mais entre temps, il en aura fait des choses en plus des études. Souvent, il cherche à vivre le moins possible au crochet des parents et à assurer une relative indépendance financière. &lt;strong&gt;Placez donc le terme de Bildung, l'Education, sous le signe de la grande liberté - bien sûr liée à une plus grande autonomisation et une responsabilité vis-à-vis de son orientation non moins grande qu'en France - dont jouissent les Allemands...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vous comprenez peut-être alors la méprise dans laquelle j'étais tombé : "qui sont donc ces glandus qui prennent leurs temps pour boucler leurs études, voire qui ne les finissent jamais? Pourquoi devrais-je me contenter d'un master à 22 ans alors! Ce n'est pas juste, eux, ils ont le temps, au moins." J'ai longtemps pensé cela, et je le pense encore un peu. Mais ma pensée fait son chemin, les préjugés tombent fort heureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui donc, après avoir maugréé à propos du maître de conférence, un jeune prof façon jeune cadre dynamique à l'élocution trop rapide pour ma compréhension orale, nous avons bien préparé la répartition des rôles. Je peux m'estimer heureux de travailler avec des étudiantes qui connaissent les système allemand et qui ont du recul par rapport au défi de l'exposé!&lt;br /&gt;Le travail fini, on aurait pu se quitter sans rien se dire, comme c'est souvent le cas à l'université ici. Aucune vie sociale sur ce pseudo-campus au Sud-Ouest de Berlin, ceint de verdure et de maisons bourgeoises. Et là, ô joie, j'avais rendez-vous avec l'exception qui confirme une règle : &lt;em&gt;l'âme allemande&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros, l'Allemand parle une langue très conceptuelle, qui permet d'être au plus près des choses comme de se mouvoir dans la plus haute abstraction. Il entretien &lt;strong&gt;un rapport avec l'absolu&lt;/strong&gt; que nous Français avons délaissé derrière notre arrogance et notre attitude qu'on pourrait symboliser par Cyrano de Bergerac - d'ailleurs, aucun écrivain allemand n'aurait pu inventer un tel personnage! Point de panache, de fanfaronnades, d'arrogance et de vernis inutile, l'Allemand est franc quand il donne son avis et fait moins souvent preuve de mauvaise foi. &lt;strong&gt;Il prend moins de détachement face à la vie&lt;/strong&gt; vu qu'il aime l'absolu. Attention, il n'est pas déraisonnable, mais plus intense dans ce qu'il vit que le Français, du moins est-ce ainsi qu'on aime décrire l'âme allemande.&lt;br /&gt;Un exemple concret serait ce que j'ai vécu : le travail terminé commence un discussion sur les cours, mes impressions en tant que Français, les problèmes d'une relation à distance (des Allemandes qui m'accompagnaient, moi, ça ne me concerne pas), ce qu'on fait ce WE, etc. La discussion paraît sans fin, alors que nous ne nous connaissions pas avant notre rencontre aujourd'hui! J'avais pu observer cela après un cours, où un débat passionnant s'est prolongé lorsque quelques étudiants se sont retrouvé après le séminaire. En France, on aurait dit "le débat est fini" à la fin du cours, et on l'aurait pensé. L'heure c'est l'heure, et on ne veut pas passer pour quelqu'un rasoir à continuer de débattre alors que le cours est fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous allez peut-être me rétorquer qu'en France aussi on peut s'emporter dans une conversation, et que je dis tout cela à l'aune de ce que j'ai pu lire sur l'âme allemande, dans le but d'appliquer ce que j'ai lu et de m'enthousiasmer pour finalement rien de bien inhabituel. J'ai néanmoins eu une impression telle que j'avais besoin de l'écrire sur le blog. Et puis, je connais tellement peu d'allemands - mais c'est en passe de changer, car j'ai trouvé une Allemande originaire du Kazakhstan qui veut bien faire un Tandem avoir moi pour perfectionner son Français et me faire pratiquer mon russe. &lt;strong&gt;Peut-être que, finalement, c'est moi qui vais finir par avoir cette soif de métaphysique et d'absolu&lt;/strong&gt;, qui vais finir par me Passioner, avec un grand P. Peut-être le devrais-je dans un sens, la "froide raison" de Rousseau est un prétexte suffisant pour s'aventurer toujours plus vers l'Est, d'abord Berlin, puis la Russie, un jour...et comprendre vraiment ce que c'est un pays d'excès. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116318096492808970?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116318096492808970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116318096492808970' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116318096492808970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116318096492808970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/11/lme-et-luniversit-allemandes.html' title='L&apos;âme et l&apos;Université allemandes'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116274205198458411</id><published>2006-11-05T16:18:00.000+01:00</published><updated>2006-11-21T23:27:37.133+01:00</updated><title type='text'>Sich in die Sprache einleben</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le titre en allemand permet de mieux décrire l'immersion linguistique. Pour les non-germanistes, "sich" est le pronom réflexif "se", "in" comme en anglais, "die" = "la", à l'accusatif et au féminin du fait de "Sprache" (la langue parlée). Jusque là, rien de bien différent du français. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En revanche, le verbe "sich einleben", et surtout le radical avec le préverbe "ein" permettent d'apprécier la richesse et la précision de la langue allemande. "Leben", qui est à la fois le verbe "vivre" et la "vie" si le mot est utilisé comme un infinitif substantivé, décrit l'immersion linguistique comme quelque chose que l'on vit. Le préverbe "ein" illustre ici un mouvement d'entrée : &lt;strong&gt;petit à petit, on commence à vivre au point d'entrer dans la langue&lt;/strong&gt;. Décrite de cette manière, l'expression est bien maladroite. On n'entre pas dans une langue par le vécu, c'est trop maladroit pour être une expression française. En revanche, l'allemand permet de décrire ce mouvement plus ou moins imagé et abstrait. &lt;strong&gt;La langue française, elle, ne retiendra qu'une image bien vague, celle de l'immersion&lt;/strong&gt;. Remarquez, qui dit immersion dit environnement inhabituel voire hostile, et donc nécessité d'adaptation. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, apprendre une langue n'est pas décrit de la même manière en allemand et en français&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Le germanophone accentue le vécu, tandis que le francophone évoque plutôt une adaptation plus ou moins heureuse&lt;/strong&gt;. A croire que pour les Allemands apprendre les langues étrangères se fait de façon plus douce, tandis que les Français y voient un changement brutal. Les Allemands ont-ils plus de facilités et plus de plaisir à apprendre les langues que les Français? Un petit micro-trottoir viendrait démentir ce cliché, pourtant alimenté par une petite nuance linguistique que j'aurais essayé de pointer en ce dimanche gris et pluvieux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Peu importe l'importance que l'on pourra accorder à cette analyse, je suis véritablement en train de "mich in die Sprache einleben", ou de m'immerger si vous préférez&lt;/strong&gt;. Après 8 semaines à Berlin, je comprends tout ce que me raconte la radio quand elle me réveille le matin avec les actualités (très tournées autour des questions économiques, est-ce une spécifité allemande?). J'arrive à dérober des bribes de conversations quand je croise des passants dans la rue, ou quand je suis dans les vestiaires avec mes camarades du club de basket où je joue. Je lis avec une relative fluidité le Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'équivalent allemand du monde, avec bien plus de pages. Les textes de science politique que je dois lire pour préparer mes cours (promis, je vous publierai mon emploi du temps) me sont relativement accessibles, mais je garde un dictionnaire à côté de moi (unilingue, rien de tel pour accélérer l'immersion, prendre ses distances avec le français pour mieux assimiler l'allemand). Et enfin, une anecdote récente m'a fait plaisir : alors qu'il y a 8 semaines les Allemands devinaient mon origine au bout de 5 secondes (quand même, je ne me traïssais pas dès la première seconde!), une Allemande rencontrée lors d'une WG-Party (teufs organisées conjointement par tous les membres d'une colocation) n'a pas su deviner mon origine. "Du sprichst einen fast akzentfreies Deutsch!" Incroyable, mais j'ai pourtant encore tellement de progrès à faire pour corriger mon accent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toujours est-il que linguistiquement, j'ai franchi une étape, crevé un premier plafond. La route est certes encore longue, mais je me demande ce que tout ceci donnera dans 8 mois! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116274205198458411?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116274205198458411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116274205198458411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116274205198458411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116274205198458411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/11/sich-in-die-sprache-einleben.html' title='Sich in die Sprache einleben'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116198586039286913</id><published>2006-10-27T23:32:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T00:01:23.743+02:00</updated><title type='text'>Berlin en images</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/200/DSCN1721.jpg" border="0" /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1821.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/200/DSCN1821.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1831.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/200/DSCN1831.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1770.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/200/DSCN1770.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1826.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/200/DSCN1826.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En six semaines j'ai pu immortaliser quelques vues de Berlin, et ce grâce à Anne, une amie de Sciences Po qui étudie à Copenhague pour un an et qui est venue me rendre visite pendant ses vacances d'automne. La voici d'ailleurs sur la photo qui précède le texte, devant le Neues Palais des Hohenzollern à Potsdam, le Versailles Prussien. Située au Sud-Ouest de Berlin, encore plus loin que la Freie Universität, c'est une charmante bourgade en périphérie qui abrite tout un grand parc avec plusieurs palais et autres merveilles architecturales. Le patrimoine de Potsdam a même obtenu la distinction de l'UNESCO concernant la sauvegarde du patrimoine mondial. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Navré, il va falloir procéder à des allées-et-venues entre Berlin et Potsdam pour décrire les photos. Berlin n'a pas de skyline a proprement parler, mais le No Man's Land situé sur l'ancienne Potsdamer Platz (quelques centaines de mètres au Sud de la Porte de Brandebourg). Du temps de la République de Weimar, quand Berlin comptait 4,5 millions d'habitants et figurait parmi les plus grandes villes d'Europe, la Potsdamer Platz était un grand carrefour. Au lendemain de la Réunification les investisseurs ont pris possession de friche qui restait en plein centre ville et ont érigé quelques gratte-ciels, dont le siège de la Deutsche Bahn, qui a failli déménager à Hambourg mais qui est finalement resté grâce à la pression des politiques. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La photo du dessus, c'est l'Orangerie du parc Sanssouci, à Potsdam. Quelques centaines de mètres vers l'Ouest se trouve le Neues Palais cité précedemment. Si on se dirige vers la sortie du parc à l'Est, on trouve le Schloss Sanssouci, un "petit château" qui servait de résidence d'été aux Hohenzollern quand ils voulaient fuir le tumulte et le "stress" de la grande ville. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La photo du dessus montre un bâtiment annexe du Neues Palais, dont on ne voit que la moitié (la seconde pouvant être devinée par symétrie)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin, le bâtiment le plus emblématique de la ville, qu'elle soit réunifié ou que ce fût au temps de la RDA : la Tour de télévision.  Elle est très sexy en ce moment, notre grande dame berlinoise se pare de jolies lumières à la tombée de la nuit. Ca reste moins chicos que la Tour Eiffel qui scintille, mais ça a une certaine esthétique. Berlin est pauvre mais sexy, n'oublions pas. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116198586039286913?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116198586039286913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116198586039286913' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116198586039286913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116198586039286913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/10/berlin-en-images.html' title='Berlin en images'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116198406131257892</id><published>2006-10-27T23:11:00.000+02:00</published><updated>2006-10-27T23:22:29.743+02:00</updated><title type='text'>Fin du prologue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un rapide coup d'oeil à la dernière mise à jour de ce blog atteste d'une certaine négligeance de ma part. Il est temps d'y remédier. Faut dire que ces deux dernières semaines je suis enfin entré dans le vif du sujet de mon année à Berlin : les cours ont enfin commencé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il était difficile d'expliquer à tous pourquoi les cours ont seulement commencé il y a deux semaines alors que cela fait sept semaines que je suis installé Knaackstr. 82 et que je me rends patiemment de Prenzlauer Berg à Dahlem (soit du Nord-Est au Sud-Ouest de la ville, ce qui prend une heure en U- et S-Bahn). Tout simplement : les six premières semaines n'étaient qu'un prologue à bien des égards. 6 semaines tranquilles pour découvrir la ville avec un certain niveau de détail ; 6 semaines pour m'immerger doucement dans l'univers germanophone ; 6 semaines pour me faire des amis sur place, principalement des étudiants ERASMUS ; enfin 6 semaines pour réfléchir sur ma condition d'étudiant français en comparaison avec la situation des autres étudiants ERASMUS (la première différence étant l'âge), sur mes trois années d'études qu'il me reste a première vue, sur ce que je suis vraiment et ce que je veux vraiment être. Autant reprendre une formule éloquente d'un étudiant de Sciences Po passé avant moi : plus qu'une immersion linguistique, l'année à l'étranger favorise l'émergence d'un individu. A quoi vais-je ressembler quand je remonterais en surface? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116198406131257892?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116198406131257892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116198406131257892' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116198406131257892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116198406131257892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/10/fin-du-prologue.html' title='Fin du prologue'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116059319952666197</id><published>2006-10-11T20:36:00.000+02:00</published><updated>2006-10-11T21:03:20.006+02:00</updated><title type='text'>Facebook, un annuaire vertigineux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Encore une innovation en provenance des US, encore une invention aux possibilités vertigineuses!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez sûrement entendu parler de Facebook, ce gigantesque annuaire en ligne qui recense des miliers d'étudiants aux Etats-Unis. A force de gagner en popularité Facebook a vu circuler nombre de pétitions pour un "élargissement" au reste du monde. Les miliers d'internautes qui tambourinaient sur les portes de Facebook ont réussi à les ouvrir. Désormais, n'importe qui peut rejoindre Facebook.&lt;br /&gt;Comme nombre de mes camarades se sont expatriés aux Etats-Unis (et non en Allemagne), rejoindre Facebook m'a permis de renouer très rapidement contact avec tous ceux qui n'avaient pas créé de blog ou qui ne l'avaient pas porté à ma connaissance. Force est de constater que Facebook est bien plus qu'un simple annuaire. C'est un portail multi-fonctions qui laisse penser que l'Internet rendra la Terre toujours plus étroite et le monde toujours plus petit. Vous pouvez en effet publier des photos, créer des groupes, constituer des réseaux selon une multitude de critères. Facebook permet de consolider les liens tissés lors des années collège, lycée, estudiantines ou même au-delà. Il permet de savoir qui a rencontré qui et comment, qui étudie quoi, où, quand il (elle) sera diplômé(e), qui a mis quel commentaire sur quelle photo qui peut circuler sur Facebook. Comme si chaque Internet pouvait avoir un annuaire détaillé de la Toile entière. On peut rencontrer l'âme soeur sur Facebook, s'échanger des messages, des photos (voir toutes les photos sur lesquelle apparaît telle ou telle personne), et quoi d'autre encore, j'en sais rien! Il y a tout simplement un nombre astronomique de possibilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est justement pour cela qu'on pourrait se poser quelques questions. Facebook pourrait et peut déjà s'avérer comme le parfait outil du mondain accompli. Tout savoir sur tout le monde, du reste, savoir beaucoup beaucoup de choses sur quelqu'un sans que cela soit réciproque. En se donnant un outil démesuré pour détenir toujours plus d'informations sur les autres...ça paraît formidable, on pourrait toujours mieux connaître les autres, mieux les cerner. Et après? Cette explosion d'informations, cette multiplication des canaux de l'information me donne tout simplement le vertige. Voilà, c'est tout. S'il y a d'autres conclusions à en tirer, je veux bien les entendre!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116059319952666197?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116059319952666197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116059319952666197' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116059319952666197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116059319952666197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/10/facebook-un-annuaire-vertigineux.html' title='Facebook, un annuaire vertigineux'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-116024521440684230</id><published>2006-10-07T19:55:00.000+02:00</published><updated>2006-10-07T20:36:01.140+02:00</updated><title type='text'>Quelques photos (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1635.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1635.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; On vous sait friands d'images, alors je vais continuer à illustrer le blog par une petite visite "guidée" - mais qui ne saurait remplacer un vrai guide touristique, là n'est pas l'intérêt du blog. &lt;p align="justify"&gt;Historiquement, la ville de Berlin a d'étroits liens avec la France. Peut-être pas officiellement, mais surtout démographiquement avec l'émigration en masse des Huguenots vers Berlin au XVIIe siècle. Ils fuyaient les persécutions dont ils faisaient l'objet, et avaient élu Berlin comme refuge. Il régnait en effet à l'époque une certaine tolérance religieuse, qui sera plus tard reprise par la formule de Frédéric le Grand : "Jeder darf nach seiner Fasson selig (ou glücklich) werden". Notez le terme "façon" greffé à la langue allemande. En gros, Berlin s'affichait sous les Hohenzollern, cette dynastie prussienne, comme un lieu de tolérance et favorisant un certain libéralisme. Aujourd'hui encore on peut dire que Berlin est très libéral au vu de la diversité des looks que l'on peut croiser dans la rue, en considérant aussi l'incroyable vie festive et artistique de la ville. A l'inverse, la Bavière catholique ne semble pas être aussi fun. Je serais tenté de reprendre la formule d'un(e?) étudiant(e?) de Sciences Po à propos de Munich : c'est comme le 16e arrondissement de Paris mais avec 3 millions d'habitants. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;La photo ci-dessus montre l'une des deux "cathédrales" (Döme) que l'on trouve sur la place du Gendarmenmarkt. Cette place abritait anciennement des garnisons de gens en armes - vous savez, la Prusse est aussi célèbre pour ses penchants militaristes et ses casques à pointes...Sur cette place, il y a le Französischer Dom, érigé à l'honneur des Huguenots (qui constituaient au XVIIe siècle au moins un cinquième de la population de Berlin!), et sa réplique de l'autre côté de la place, le Deutscher Dom, sorte de réponse architecturale. J'ai du mal à faire la distinction entre les deux, et celui ou celle qui pourra me dire quelle cathédrale est représentée sur cette photo aura un bon point (et jouira d'une certaine consécration). &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1639.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1639.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ah, au risque de dire une bêtise, je crois que la deuxième photo représente le Deutscher Dom (ça y est, c'est la cathédrale "de droite" quand j'étais arrivé sur la place). &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Sur cette place se trouve encore l'une des nombreuses salles de concerts pour musique classique de la ville&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1637.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1637.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;. Et les grosses notes en aluminium à droite de la photo font partie d'un itinéraire dressé lors du Mondial afin de faire la promotion de l'Allemagne et d'exalter l'orgueil national (et de rappeler aux Allemands que leur peuple a donné naissance à de nombreux génies, que ce soient des compositeurs, des écrivains, des scientifiques...). S'il y a bien quelque chose que je dois faire cette année, c'est m'acheter un abonnement pour jeunes afin de pouvoir écouter les orchestres qui se produisent sans cesse à Berlin. Y'a pas que le clubbing dans la vie, faut bien cultiver ses oreilles et équilibrer rythme brut et harmonie. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1663.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1663.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Après une touche de Prusse, un morceau d'Est et d'Union soviétique. A l'Ouest de la Porte de Brandebourg, le long de la Stasse des 17. Juni qui traverse le Tiergarten, ce poumon vert en plein centre ville, voici un mémorial comme seuls les Soviétiques savent en faire. Celui-ci est à la gloire des soldats morts pour la Patrie lors de la Seconde guerre mondiale. La photo ne le rend pas, mais le soldat en cuivre perché tout en haut vous jette des regards très sévères et vous désigne de sa main - mais pour quoi donc? Peut-être est-ce une façon impériale d'exhorter les Camarades socialistes au devoir de mémoire - or ledit mémorial se trouvait à Berlin Ouest! &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1675.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1675.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1675.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Toujours dans la "vague rouge" : admirez la large avenue stalinienne, ce coucher de soleil qui se reflète sur les façades des immeubles bien socialistes. Le tout orné de la Fernsehturm en arrière-plan. Nous sommes sur la Karl-Marx Allee, à l'Est de l'Alexanderplatz. Un peu plus loin, la Frankfurter Tor. Ne me demandez pas ce qu'abrite les deux tours jumelles qui bordent cette place. Enfin, ci-dessous à droite, une dernière petite photo pour vous montrer à quel point l'architecture socialiste met en valeur l'individu. On comprend mieux pourquoi ce n'est pas la flambée de l'immobilier à Berlin!&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1676.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1676.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1674.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1674.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-116024521440684230?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/116024521440684230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=116024521440684230' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116024521440684230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/116024521440684230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/10/quelques-photos-2.html' title='Quelques photos (2)'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-115982412381993085</id><published>2006-10-02T22:19:00.000+02:00</published><updated>2006-10-02T23:22:03.830+02:00</updated><title type='text'>Quelques photos</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1668.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1668.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un blog sans photo ne retient l'attention que trop peu de temps même s'il renferme des articles intéressant. Un blog avec des sublimes photos vous scotche le nez sur l'écran.&lt;br /&gt;Pour ménager et votre écran et vos yeux (et partant, votre nez), voici quelques photos prises depuis que je suis arrivé à Berlin. J'aurais pu avoir la gâchette plus nerveuse, j'en conviens. Curieusement, Berlin est une ville qu'on ne pense pas pouvoir mitrailler tant que cela au premier abord. Et puis personnellement je me sens japonais lorsque je prends des photos : pas l'impression de m'imprégner de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par le monument le plus cité, le plus montré de la ville : la Porte de Brandebourg (Brandenburger Tor). Vous la connaissez avec le mur, avec les Ossis jubilant sur le mur, eh bien la voilà sans le mur, et sans la Love Parade. Devant, la Pariser Platz, avec sur la droite (inapparent sur la photo) l'ambassade de France, bien grande et bien moderne. Toujours sur la place, des banques, l'Akademie der Künste (des arts) et le fameux Hotel Adlon, vestige restauré (ou reconstruit?) des Années Folles où Marlène Dietrich faisait encore la diva à Berlin. Le modèle qui pose en bas à droite est Môman, ven&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1666.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1666.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ue rendre visite à&lt;br /&gt;son fiston il y a bien deux semaines. Je décrète arbitrairement qu'elle peut apparaître sur le blog car elle satisfait les conditions préalables de photogénisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre monument éminemment emblématique de la ville, le Reichstag. A ne pas confondre avec le Bundestag, qui est l'institution parlementaire. Le bâtiment en soi a une histoire assez turbulente. Construit par Guillaume II pour accueillir les parlementaire du Second Reich (fin XIXe (1890?) - 1918), le bâtiment était coiffé d'une coupole détruite pendant la Seconde guerre mondiale. Dès son ouverture il était conçu pour accueillir des parlementaires, mais vu leur utilité sous le Reich le Reichstag était gentiment surnommé par le Kaiser lui-même "la cage aux singes impériaux" (Reichsaffenhaus). Sous Weimar, le Reichstag a conservé sa fonction jusqu'au fameux incendie imputé par Hitler aux communistes (en fait un anarchiste néerlandais serait à l'origine de l'incendie) en 1933. Puis vint la Seconde Guerre, avec les images consacrées par les manuels d'histoire où on voit les Soviétiques planter leur beau drapeau rouge sur le fronton du bâtiment - il s'avère que cette photo n'était pas un reportage en direct du front, mais une scène reconstituée quelques jours après la prise de Berlin fin avril 1945. Aux lendemains de la guerre, gisant entre les ruines de la ville, le Reichstag abritait les marchés noirs. Puis la partition de la ville et le Mur l'ont précipité dans une relative négligence jusqu'à ce qu'on le transforme en hall d'exposition. Enfin, depuis la chute du Mur, la hype pour Berlin est de retour, et le Bundestag de même, qui emménage dans le Reichstag vers la moitié des années 1990 suite à une loi faisant de Berlin la capitale et du Reichstag le siège du Bundestag. L'ami Norman Foster, architecte ô combien en vue ces dernière années, a coiffé le Reichstag de cette coupole en verre en haut de laquelle on peut grimper, et à l'intérieur de laquelle on a une vue imprenable sur l'hémicycle . Tout ce verre, ce mélange audacieux de moderne et d'ancien n'est pas sans raison et porte une valeur symbolique. Le verre pour la transparence, indicateur de la santé d'une démocratie. La pierre pour la pérennité, et le Reichstag comme le siège historique de la démocratie allemande. Je débite des banalités là, autant m'arrêter. Enfin peut-être devrais-je terminer avec la mention "dem deutschen Volke" (au peuple allemand), qui rend à César ce qui est à César, et la démocratie au peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1656.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1656.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans la série des temples de la démocratie allemande, voici le siège tout récent et ultra-moderne de la chancellerie (Kanzleramt). La maison d'Angela "Angie" Merkel, qui doit avoir le moral un peu comme le ciel en ce moment. Les derniers sondages donnent une opinion de plus en plus mitigée vis-à-vis de la Grande coalition. Pourquoi l'électorat tiède devrait sanctionner un gouvernement aussi tiède qu'il a choisi indirectement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vite fait : la Hauptbahnhof construite à l'occasion du Mondial. Dimensions pharamineuses pour cette cathédrale de verre qui a encore plus englouti les économie de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1659.jpg" border="0" /&gt; &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/1600/DSCN1661.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3657/3762/320/DSCN1661.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Enfin, pour clore cette petite série "guide touristique &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;qui me saoûle". Bah oui, il existe déjà pléthore de guides touristiques avec de plus belles photos et des commentaires plus travaillés en raison d'un but lucratif évident. Non pas que je fasse dans l'humanitaire, mais bon...Voici, chers camarades, le Palast der Republik. Un vrai vestige de la RDA qui abritait le "parlement" ainis que je ne sais quoi d'autre, ptet les têtes de l'exécutif ; l'amiante qu'on trouve à la pelle est certifiée authentique, tous comme les décombres du Château des Hohenzollern (la dynastie prussienne) sur lesquels il a été construit. C'est d'ailleurs un grand projet fou fou, le Ground Zero de Berlin : rebâtir ce château, du moins les murs extérieurs. Mais où trouveront-ils ces millions d'Euros? Car à Berlin, comme le dit mon prof d'allemand, "wir haben &lt;em&gt;überhaupt&lt;/em&gt; kein Geld". Fauchés quoi. Berlin est pauvre mais sexy. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-115982412381993085?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/115982412381993085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=115982412381993085' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115982412381993085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115982412381993085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/10/quelques-photos.html' title='Quelques photos'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-115964426448869341</id><published>2006-10-01T23:14:00.000+02:00</published><updated>2006-10-28T00:18:05.953+02:00</updated><title type='text'>Un autre devoir de mémoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alors que les mémoriaux du génocide des Juifs se multiplient dans les capitales (à ma connaissance il y a le Holocaust Museum à Washington D.C., un mémorial récemment inauguré à Paris, la fameuse collection de stèles conçue par Daniel Liebeskind à Berlin, et je ne sais quoi d'autre encore...), les Allemands, et notamment la ville de Berlin, ne négligent pas pour autant le passé socialiste de la moitié du pays. Entre le musée de la RDA, le musée du Mur à Checkpoint Charlie (certes plus consacré à la Guerre froide)....et tous les mémoriaux dispersé dans la ville, il est facile d'apprendre des choses sur l'Autre Allemagne. Tant mieux, c'était une des nombreuses raisons pour lesquelles je voulais venir à Berlin : découvrir les vestiges de l'Allemagne située par-delà le rideau de fer et le Mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu donc en l'espace d'une semaine commencer ma découverte de la RDA. De façon plus formelle avec une visite de la prison secrète de la Stasi (Staatssicherheitsdienst, le KGB de la RDA) à Hohenschönhausen, au Nord-Est de Berlin; de façon plus ludique avec le &lt;em&gt;film Das Leben der anderen. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Visiter une prison n'a rien d'exceptionnel, mais le récit qu'un témoin, Mario Rolling, a pu nous en faire était assez stupéfiant. Ne vous attendez pas aux horreurs des Nazis, mais ça a de quoi en horrifier plus d'un.&lt;br /&gt;La Stasi était un puissant organe capable d'espionner chaque citoyen de la RDA et même des personnes influentes vivant hors de la RDA. Elle pouvait connaître tout sur la vie privée de chacun au nom de la sûreté de l'Etat. Et si vous vous opposiez assez clairement au régime ou si vous vous mettiez dans l'illégalité en essayant de vous enfuir, ou encore en ayant des contacts avec l'Ouest, vous risquiez d'atterir en prison à Hohenschönhausen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce qui est arrivé à Mario Rolling. En 1987 il a été arrêté après avoir tenté de fuir la RDA. Il n'avait à l'époque que 19 ans! Rien que ce détail m'a touché. Jamais je ne me sentirais le courage de m'enfuir d'un pays en sachant pertinemment que tout un appareil d'Etat serait à mes trousses.&lt;br /&gt;Il s'est fait enlever. Des agents de la Stasi l'ont transporté dans une camionnette tout à fait anodine, afin de ne pas éveiller de soupçon de la part des passants. Après avoir sillonné la ville en long, en large et en travers, afin de désorienter le prévenu, la camionnette ouvre ses portes dans la cour de la prison.&lt;br /&gt;Même si cette prison abritait un camp de travail forcé, les conditions n'étaient pas aussi inhumaines que dans les camps de concentration, quoique les travailleurs s'affaiblissaient assez vite au fil des années passées à travailler.&lt;br /&gt;Il faut en revanche relever l'atrocité des méthodes de la Stasi même si elles n'atteignent pas le degré d'inhumanité des camps de concentration. Des grandes salles vides aux murs blancs qui pouvaient abriter des dizaines de personnes, sans aucun meuble ni sanitaires, avec un éclairage répété même la nuit : la torture est psychologique, surtout lorsque les détenus éprouvés passent ensuite des heures à se faire interroger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vais pas m'amuser à détailler le récit de Mario Rolling, parce que je ne fais pas la part des choses entre ce que tout détenu peut éprouver et ce que les détenus de la Stasi ont pu éprouver en particulier.&lt;br /&gt;En revanche, quelques points m'ont marqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans connaître toute l'histoire de la RDA ni comment la transition et la réunification se sont effectuées dans le détail, il est à souligner l'impunité dont jouissent les dirigeants est-allemands. Prenez Gregor Gysi, ancien haut fonctionnaire du temps de la RDA : aujourd'hui c'est un homme au premier plan de la scène politique avec le parti PDS/Die Linke (à Berlin : Linkspartei) qui prône les valeurs démocratiques. L'amnésie semble frapper d'autant plus que le régime s'est effondré de l'intérieur, sans véritable défaite militaire. Aujourd'hui les partis de gauche, notamment die Linkspartei, issu du SED (le parti "unique" dans les faits en RDA) connaissent un certain succès, et pas seulement dans l'ancien Berlin-Est. Ceci dit, les dernières élections municipales ont enregistré un net recul de la gauche hors SPD. L'incompétence est-elle en passe d'être sanctionnée? Le maire sortant (SPD) Klaus Wowereit, réélu confortablement, a décidé de reconduire la coalition "rot-rot" avec le Linkspartei. A suivre....! Fin de digression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre anecdote livrée par le témoin a de quoi surprendre. Une fois le mur tombé et l'Allemagne réunifié, Mario Rolling rencontre 10 ans plus tard l'officier de la Stasi qui l'avait interrogé. Sans pour autant espérer que l'officier tombe dans ses bras, il attendait du moins un échange, quelques mots au sujet de cette expérience. "On se connaît?" Et une fois le contexte reposé, l'officier hausse très fort le ton en public en rappelant que notre témoin était de toute manière un criminel et que par conséquent il n'avait pas à éprouver le moindre état d'âme. Cette conscience d'avoir bien agi, et surtout cet attachement au régime, on les retrouve non seulement dans les suffrages mais aussi dans une autre anecdote. Alors qu'il donnait cette visite guidée tout comme celle que j'ai suivie, un retraité du quartier clame que "de toute manière, ces anciens détenus auraient mieux fait de rester en prison". On peut contester ou non la pertinence du propos, toujours est-il que racontées comme telles, ces anecdotes ont de quoi surprendre et faire réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, si la RDA est encore présente dans les mentalités au point d'avoir favorisé une relative tolérance et une certaine passivité = l'absence de grand procès à l'encontre des dirigeants de la RDA, pourquoi autant de lieux de mémoire? Le souvenir est bien présent, serait-ce pour mieux le faire oublier dans ce qu'il a de plus actuel?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;P.S: voici quelques photos de la prison de la Stasi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-115964426448869341?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/' title='Un autre devoir de mémoire'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/115964426448869341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=115964426448869341' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115964426448869341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115964426448869341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/10/un-autre-devoir-de-mmoire.html' title='Un autre devoir de mémoire'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-115911321725979250</id><published>2006-09-24T17:53:00.000+02:00</published><updated>2006-10-11T21:09:05.713+02:00</updated><title type='text'>Le Clubbing à Berlin (attention, article long!)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/"&gt;Le&lt;/a&gt; Clubbing a Berlin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a bien une chose a propos de laquelle je devrais écrire, c'est bien ce qui contribue en grande partie à l'attrait qu'exerce Berlin sur beaucoup d'étudiants : le clubbing.&lt;br /&gt;Le clubbing à Berlin, c'est comme une institution. Il suffit de parcourir les magazines Tip ou Zitty et de faire défiler les pages entières de soirée que vous offre la ville chaque jour. Il y en a pour tous les prix et pour tous les goûts, que ce soit pour se trémousser sur du hip-hop, pour swinguer sur des titres swing'n punk des années 40, 50, se déhancher sur des titres de funk et de soul des années 60, 70, les titres un peu ringards mais incroyablement "in" des années 80 à nos jours, le tout mélangé à je-ne-sais-quoi; ou encore pour s'abrutir les neurones sur du Drum'n Bass ou de la techno bien hardcore.&lt;br /&gt;Contrairement à Paris, l'entrée est souvent à un prix abordable : rarement vous ne débourserez plus de 15€; et si c'est le cas, le prix laisse présager que l'endroit est en vogue et que la programmation sera de qualité. La plupart du temps, j'ai payé mes entrées entre 6 et 10€.&lt;br /&gt;Aller en boîte à Berlin peut relever du dépaysement, tant certains clubs ont leur locaux dans un cadre atypique et parfois surréaliste. Sans avoir écumé tous les clubs de Berlin - peut-être l'un des ultimes objectifs qu'un ERASMUS devrait se fixer lorsqu'il arrive à Berlin! -, j'ai pu en découvrir quelques-uns.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*******************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bientôt 3 semaines de cela je suis allé un vendredi à l'Alexanderplatz. Vous savez, la place en face de l'imposante et emblématique Tour de Télévision, figure de proue monumentale du temps de la RDA. Outre la fontaine érigée du temps des Républiques socialistes à la gloire des peuples fraternels de Berlin au Viêtnam, ou encore cette horloge universelle qui pourrait rappeler l'Atomium de Bruxelles (cette ressemblance me laisse dire que dans les années 1950 les atrocités stylistiques se trouvaient de part et d'autre du Rideau de fer), on y trouve un grand nombre de boîtes. Venu avec quelques camarades du Vorkurs, ce cours "intensif" (et cher) d'allemand que j'ai pris pour me préparer à la vie académique version allemande, j'ai opté pour The Week End. Ce club est situé au 12e étage d'un imposant immeuble donnant sur la place et la tour de télévision. Vous arrivez dans un immeuble de standing, et 12 étages plus haut une grande pièce vous attend avec de spacieuses baies vitrées donnant sur tout Berlin. Premier détail très agréable donc : pouvoir danser tout en ayant l'impression de dominer la ville, le tout dans une ambiance hum, assez classe sans être snob. C'est probablement assez révélateur de la mentalité qui règne a Berlin : les gens donnent moins l'impression de se rattacher à un petit groupe facilement identifiable grâce à un style vestimentaire donné, ne serait-ce que parce qu'il y a une diversité bien plus visible qu'à Paris lorsque l'on sort. Les "Schicki Micky" (je ne suis pas sûr de l'orthographe), ces minets bien peignés et sapés sont certes présents, mais ne sont en aucun cas la norme, et on peut s'afficher avec un style provincial sans se faire refouler à l'entrée.&lt;br /&gt;Ce soir-là, nous avons retrouvé une bande de Danois suivant également le Vorkurs à la Freie Universität. Un peu comme le Francais qui retrouve ses marques lorsqu'il entend parler de musique française à l'étranger, ils étaient tous venus danser au rythme du mix offert par des DJ Danois. Globalement rien à dire, le Week-End est une boîte très connue à Berlin, et c'est un must si vous vous y rendez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*******************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre soirée autre club et autre son : le lendemain, changement de décor et de bande-son avec la soirée Soul Explosion qui se tient tous les 15 jours ou presque dans le parc populaire de Friedrichshain, l'ancien quartier des marginaux de Berlin-Est, aujourd'hui très prisé des étudiants, des marginaux en tous genres et des créatifs en général. Peut-être que Friedrichshain sera un jour aussi rénové et investi par les Bo-bos comme c'est le cas dans mon quartier, Prenzlauer Berg, également situé à l'Est. Gentiment préchauffé, je ressors avec des camarades du Vorkurs, trois Suisses francophones (dont un à moitié British et à moitié Danois).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En descendant sur le quai du métro, on tombe sur une bande d'Allemands déjà bien hydratés au malt et au houblon, et bien entendu ils sont tous affables, surtout quand ils apprennent qu'ils ont affaire à des Français. Certes, les Français sont partout, on entend parfois parler français dans les rues, dans le métro, sur le campus de la Freie Universität, mais cela n'empêche pas les Allemands d'avoir une certaine sympathie pour nous, notamment lorsqu'ils ont séjourné en France pour une assez longue durée. C'est ainsi que j'ai rencontré un Allemand qui revenait d'une année Erasmus à Strasbourg. Ravi de son expérience, il a immortalisé son séjour en floquant un T-shirt "Eras' à Stras'", "marque" aujourd'hui déposée par ses soins (!). Sont évidemment évoqués la France, la France, des questions moins franco-françaises comme la vie à Berlin ou comment se débarasser de ce vilain accent français certes bien "süss" mais tellement peu discret. A cette dernière question je voudrais publier un élément de réponse. Pour beaucoup de Français la langue allemande allemande est barbare, ou bourrine. C'est probablement vrai tant que vous n'aurez pas considéré cette langue comme un excellent exercice de diction. Plus vous acquérez de fluidité, plus vous pourrez améliorer la clarté de votre prononciation française, du moins je le crois - "qui peut le plus peut le moins" après tout, et le français bien coulant et monotone peut paraître plus facile par rapport à l'allemand, rigide, carré, haché. Un truc pour essayer de lutter contre vos bégaiements et vos balbutiements lorsque que vous voulez débiter du teuton : parlez avec les dents. L'anglais américain est à chercher au fond de la gorge, l'allemand lui est à appuyer sur les dents, ne serait-ce qu'à cause des nombreuses consonnes et dentales que comporte la langue. Essayer vous-même, c'est peut-être plus psychologique que je le pense. En tout cas, ça marche bien chez moi, et je me sens mieux maîtriser mon flow (ajoutez à cela un peu de bière pour ne pas vous déssecher la bouche et pour vous dérider un peu si cela peut vous aider).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous un chapiteau dans le Volkspark de Friedrichshain se tenait cette soirée Soul Explosion. Jamais je n'étais allé dans une boîte passant de la funk et de la soul, et mes attentes ont été largement comblées. Déjà que la funk donne envie de se déhancher, mais alors quand c'est joué à un rythme plus rapide....on en ressort lessivé mais ravi. Une petite bière pour supporter la chaleur étouffante sous le chapiteau, et ça repart - à noter que toute chope, tout verre est strictement soumis au système de consigne; c'est assez irritant au début, car le prix réel tient compte de la remise ultérieure qui vous sera faite sur le prix lorsque vous rendrez votre verre. M'enfin, ce n'est pas en France qu'on trouvera de sitôt le système de consigne dans les bars!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis un peu calmé la semaine d'après, et puis entre temps j'ai eu le droit à une visite parentale, donc le clubbing était partie remise. Jeudi dernier, j'ai rejoint Jakob, un Danois qui a l'air un peu stone mais très très très sympa. Jakob habite au nord de Prenzlauer Berg et avait invité trois de ses potes Danois, tous fans de musique électronique et de tout ce qui fait bouger sur un dance floor en général. Lorsqu'ils en sont venus à me demander si je connais tel ou tel groupe français, j'ai du avouer ma grande ignorance et saluer leur érudition. Il n'y a que des vrais clubbeurs pour me parler d'autant de son. L'allemand n'étant pas la langue de prédilection de nos chers Danois, toujours en lutte avec la grammaire qui exige de leur part un surcroît de discipline, la bande-son est en anglais. Les Scandinaves ont cette chance de tous plus ou moins bien maîtriser la langue parlée, ce qui s'avère pratique, et ce surtout quand vos tentatives de rapprocher phonétiquement l'allemand du danois s'avèrent foireuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là, après un long itinéraire en tramway, on arrive sur le coup de minuit au Watergate. Comme le dit bien son nom, un rapprochement architectural pourrait être fait avec le bâtiment d'origine. Mais ce qui rend le Watergate si unique, c'est la configuration des lieux. Donnant directement sur la rivière Spree, en face du siège berlinois de Universal Music, le Watergate offre deux dance floors sur deux étages, avec de larges baies vitrées qui peuvent donner au teufeur de danser ou de s'ébattre au-dessus de l'eau. En outre, il est possible de se rafraîchir sur la terrasse/l'embarcadère arrimé à un quai. Le must de l'expérience du Watergate, c'est de danser toute la nuit jusqu'au moment où le soleil se lève sur la Spree. Ce soir-là, Ellen Allien, une DJ connue de la scène Berlinoise (et reconnue au-delà de Berlin dans les cercles d'initiés) et ses comparses qui figurent sur son label BPitch (pour info, tout simplement). De la bonne électro qui permet de corroborer le constat de Gilles Lipovetsky dans son essai sur l'individualisme contemporain, &lt;em&gt;l'ère du vide&lt;/em&gt; : d'une création artistique avec une haute valeur intellectuelle et sensible, la musique actuelle tend de plus en plus vers le trip sensoriel, que vous soyez bourré ou stone, seul ou à deux. L'éveil des sens pour les plus grands avec ces beats que vous martèlent les enceintes et qui se plaquent sur votre pulsation cardiaque, avec ces néons et ces lumières à déconseiller aux épileptiques, cette vue imprenable sur la Spree qui vous fait croire que quand le mix décolle et la foule exulte, il est possible de marcher sur l'eau. Oh, et puis, celui qui associe les Allemandes aux grosses Gretchen a faux sur toute la ligne ^^. De l'eau a bien coulé sous les ponts et dans le lit de la Spree depuis!&lt;br /&gt;A six heures et demi du matin je sors enfin. Mes comparses Danois prennent leur tram, moi le mien. Sur la Danzigerstrasse, étendue d'Est en Ouest, le tramway transporte les fêtards et les lève-tôt. C'est l'heure de la relève et du dodo jusqu'à 14 heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;****************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière sortie festive en date : hier soir. N'ayant aucun plan précis, je sonde rapidement mon entourage après avoir encore engraissé les opérateurs de téléphonie mobile "Sie haben zu wenig Guthaben, um dieses Gespräch zu führen". Une mobicarte plus tard, re-belote avec les chers Danois teufeurs. Cette fois, on commence par une soirée en privé chez un ami Danois (décidément, ont-ils décidé de faire une OPA sur Berlin?) de Jakob. J'ai eu la chance de rencontrer énormément de monde, d'oubier leurs noms dans la foulée comme d'habitude, mais je suis certain qu'ils y avait un bon petit panel de nationalités : des Brésiliens, des Danois, des Polonais, des Norvégiens, et que sais-je encore, des Allemands naturellement, et surtout, j'étais le seul Français. Ah, ça fait du bien! Sortir un peu de la diaspora ambiance expat'...Comme souvent, les Allemands sont bien portés sur la bouteille, de bière naturellement. Les caprihinas des amis brésiliens ont certes eu du succès, mais la bière reste indétrônable. J'ai pu donc préserver mon monopole sur la consommation de vin ou presque, et avoir le vin bavard. Je commence à croire que faire la fête, et se délier la langue accélèrent les progrès à l'oral. Car quand on veut réellement se débarasser de son accent français, on cherche l'intonation parfaite, le flow élégant et l'a-propos qu'on a oubliés dans l'espace francophone. Et cet excès de perfectionnisme s'avère chez moi sclérosant. Pour conjurer cela, ne jamais cracher sur la plus-value sociale de la boisson. Rappel : penser à parler avec les dents; éventuellement, se désaltérer autant que possible sans pour autant rechercher l'ivresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 2 heures du mat' Jakob martèle que l'on ira ensuite dans une boîte, nom de nom! Son intention louable restera vélléitaire jusqu'à 5 heures du mat' alors que la spacieuse colocation de son ami danois commence à se vider. Mais il a tenu sa promesse. On attrape le premier taxi qui vient, direction le Berg' Hain. Il paraît que c'est une boîte bizarre. En plaisantant, Jakob précise qu'il peut y avoir des gays. Aïe. 15 minutes plus tard, le taxi entre dans une espèce de domaine qui ressemble à une plateforme logistique, ou à un port. Nous sommes quelque part près de la Ostbahnhof, l'obscurité cache ce qui m'impressionnera par la suite. L'endroit paraît louche, une espèce de hangar surdimensionné d'où sort un bruit assourdissant et des lumières vertes et violettes qui tranchent assez bien avec le jeu de lumière orange minimaliste du Week-end et la mosaïque arc-en ciel du Watergate. Les videurs à l'entrée mettent dans l'ambiance : tatoués et percés de partout, cuir de rigueur, mon style vestimentaire excessivement sobre me permet malgré tout de passer, en vertu de leur extrême tolérance. Même si on arrive tard, la place coûte encore 10 euros. Rien que dans les premiers corridors, on voit des couples homo s'ébattre. A ce moment, je me demandais ce que mes amis Danois avaient dans la tête pour aller aussi loin dans leur déconnade clubbesque. Finie la classe du Watergate, bienvenue dans l'univers super trash des vraies boîtes de Berlin à moitié illégales. On entre dans cette cathédrale de béton où les leviers et autres machines sont encore présents çà et là. On gravit les escaliers massifs, longe les murs en partie ravagés où sont plantés des éclairages de couleur tamisés qui se font les complices des nombreux individus louches qui squattent le lieu. Et là, premier gros dance floor. Un jeu de lumières à torturer cruellement des épileptiques, des beats assourdissant qui complètement ma réflexion sur l'aspect trip sensoriel de la musique électronique : ne cherchez plus aucune mélodie, cela fait longtemps que le DJ n'en passe plus. Le son est brutal tout comme les lumières. Je ne suis jamais allé à une rave dans un champ en France, et je me demande si le style ne serait pas équivalent. Sauf que la, l'ambiance est vraiment glauque, avec les gays barraqués dans leur petit cuir moulant qui se déhanchent et vous jettent des petits regards complices, cette lumière verte, cette lumière bleue toute tamisée dans les toilettes dégueulasses qui semblent tout droit sorties de l'imaginaire de réalisateurs bien barges. Heureusement qu'il y des filles, car elles ont pu plus ou moins me servir d'écran. Il fait une chaleur étouffante, dans tous les recoins c'est bien la débauche. Rien à redire, c'est bien trash, ce n'est pas à Paris qu'on trouvera une boîte aussi imposante, aussi bruyante, aussi....&lt;br /&gt;Musicalement, si on peut encore employer ce terme, c'est très bof. J'imagine que, à moins d'être sous coke ou sous ecstasy, il est difficile de se prendre au jeu. Mais sur le coup de 7 heures et quart, le DJ du second dance floor à l'étage du dessus insère un soupçon de son (en plus du rythme sur lequel certains s'agitent avec une énergie incroyable). On sent une sorte d'apothéose au pays des teufeurs. Ils ont dansé toute la nuit et enfin ils vont parvenir à leur finalité. Ils auront vaincu la nuit à grands renforts de bruit pour assister à ce coup de théâtre : tout d'un coup, les stores qui obscurcissaient la pièce s'ouvrent, laissant la lumière du jour envahir violemment la pièce. Il est 7 heures et demi passées, et ce bruit me lasse, la fatigue commence à nous envahir après avoir passé près de 24 heures debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'heure de repartir. Une dame allemande d'au moins une trentaine d'années, assez usée par des sorties de ce genre, commence à me parler de tout et de rien. Ce n'est pas après avoir écouté de la techno harcore que vous referez le monde. En tout cas, les environs du club sont enfin révélés par le matin très ensoleillé. Laissant le fracas de la techno dans le grand hangar de Berghain, le silence dominical qui règne sur la rue de la Commune de Paris, près de la stalinienne Karl-Marx-Allee (où paradaient les troupes du régime est-allemand), nous fait dire que Berlin renferme des endroits vraiment en marge de tout ; quelque part nous nous trouvions entre les grandes avenues socialistes, vitrine du régime, et les petites rues renfermant des entrepôts à l'abandon. Et non loin de là, la Fernsehturm, le centre, le Reichstag, l'autre Berlin, celui des cartes postales. Qui a dit que Berlin n'était pas exotique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti à huit heures, nous prenons le S-Bahn à Ostbahnhof. On y croise des marathoniens qui se rendaient à l'avenue Unter den Linden, vous savez, celle qui a la Porte de Brandebourg au bout et qui accueille la Loveparade. En voyant des gens si actifs si tôt le dimanche, ce grand soleil, j'aurais presque pu recommencer une nouvelle journée sans aller dormir. Après tout, j'avais lutté contre le sommeil toute la nuit, et il semblait déplacé de dormir toute la journée. Ach Quatsch! C'est ce qui m'est arrivé. Il est 17h27, j'ai à peine déjeuné et j'aurai en tout consacré deux bonnes heures à coucher par écrit mes premières aventures à Berlin. Il était temps, car un blog-préface ne fait pas long feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci d'avoir accordé tout ce temps à me lire, j'espère avoir pu restituer en partie le souvenir d'un début d'année à Berlin qui s'annonce plus que prometteur. N'hésitez pas à réagir à cet article!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-115911321725979250?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/115911321725979250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=115911321725979250' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115911321725979250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115911321725979250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/09/le-clubbing-berlin-attention-article.html' title='Le Clubbing à Berlin (attention, article long!)'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34175312.post-115792111607600681</id><published>2006-09-10T22:11:00.000+02:00</published><updated>2006-09-10T22:45:16.083+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Bonsoir a toutes et a tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'un etudiant de Sciences Po qui, dans le cadre de sa scolarite, passe sa 3e annee du Premier Cycle a l'etranger. C'est une chance, certains le savent, mais ne connaissant pas encore mon lectorat je me permets de rappeler le contexte.&lt;br /&gt;Me voici a Berlin pour une annee, a etudier la science politique, continuer le russe, voire piocher quelques cours dand d'autres matieres....j'y reviendrais peut-etre un peu plus tard et quand j'aurais etudie en long en large et en travers l'epais bouquin (Vorlesungsverzeichnis, le gros atteste du manque de lisibilite du document) qui renferme tous les cours proposes par la Freie Universität de Berlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre grand interet d'une annee a Berlin est qu'il s'y passe tant de choses depuis que Berlin. C'est la frenesie du BTP, les gens creatifs affluent, la vie nocturne a un petit quelque chose de culturel qu'on ne trouve pas a Paris. Contrairement a notre capitale, Berlin est "pauvre mais sexy". Pauvre au vu de l'etat des finances publiques, pauvre quand on voit l'etat de certains quartiers, le taux de chomage qui flirte avec les 20%. Mais sexy quand on voit l'offre immobiliere (des loyers qui vous font oublier les prix parisiens), les realisations effectuees pour embellir la ville depuis la chute du Mur et pour redonner a Berlin son titre de capitale; sexy quand on voit ce que que renferment ces immeubles taggues et degrades de partout : de veritables antres pour fetards, un bouillon de creativite (matine de contestation bien entendu). Et comme je ne suis pas quelqu'un de "in", je ne peux qu'etre intrigue par tout ce qui se passe a Berlin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait 15 jours que je suis arrive en voiture. J'aurais pu ecrire plus tot, mais bon, mes velleites ont trop dure et je n'etais pas sur de pouvoir depasser le stade du journal rasoir. Aujourd'hui encore je ne suis pas sur de vous garantir un recit de qualite (tant dans la forme que dans le fond), mais si je peux ecrire de facon spontanee et echanger des impressions (avec vous, si vous me laissez un commentaire!), je tacherais de le faire.&lt;br /&gt;Enfin ma decision de creer un blog s'inscrit de facon o combien peu originale dans la tendance confirmee parmi les etudiants de ma promo expatries aux quatre coins du monde de coucher par ecrit leurs aventures. J'en recense bien une trentaine indirectement, mais j'ai constate que les destinations "couvertes" par cette blogosphere Sciences Po se limitent essentiellement a la Scandinavie, les US, l'Australie (c'est deja pas mal). Il etait temps de participer a son tour a l'elargissement du reseau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains ont fait des blogs tres tres styles que je recommanderais volontiers s'ils y consentent; d'autres ont deja ecrit une preface soulignant tous les enjeux d'un blog (du genre "comment approcher le concept d'extimite", soit le fait de deballer sa vie sur la Toile). Pour ma part, je n'ai pas trouve de ligne directrice, donc je n'ai plus qu'a esperer qu'elle se dessinera d'elle-meme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ich verabschiede mich und wünsche euch viel Spaß beim Lesen,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maxime&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S: les accents manquent tout simplement parce qu'il n'y en a pas sur les claviers allemands!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34175312-115792111607600681?l=verliebt-in-berlin.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/feeds/115792111607600681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34175312&amp;postID=115792111607600681' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115792111607600681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34175312/posts/default/115792111607600681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://verliebt-in-berlin.blogspot.com/2006/09/bonsoir-toutes-et-tous-cest-lhistoire.html' title=''/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15365401593698618160</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
